Asco à Ciuttulu di i Mori

INFOS TECHNIQUES
Durée de l’étape : 10h00 de marche
Altitude maximum de passage : 2118m à Bocca Minuta
Dénivelé: +1600m, -870m

Réveil 4h Départ vers 6h ! Sans commentaire…

Le réveil sonne. La PIETRA d’hier nous a assoiffé pendant la nuit mais nous n’avions pas pris d’eau. Nous le saurons pour la prochaine.

Erwin va réveiller David et Julien mais à la surprise générale, Julien est déjà réveillé. La cause ? Des voisins matinaux se sont levés à 3h du mat et l’ont réveillé… D’ailleurs nous sommes assez étonnés par le nombre de personnes qui sont debout à cette heure matinale. Nous ne serons à priori pas les seuls à doubler l’étape aujourd’hui…

Départ à 6h, à la fraîche. Le départ est agréable et doux. Nous nous élevons dans la montagne sur une pente douce avec un superbe levé de soleil dans notre dos. Nous avons un très bon rythme. Pour preuve nous doublons quasiment tous ceux qui sont partis avant nous.

Aujourd’hui c’est le cirque de la solitude, l’étape mythique du GR20 ! David qui s’est fait mal à l’épaule deux jours avant à l’air d’aller bien. Sylvain qui a le vertige ne tremble pas (encore). Tout se passe pour le mieux, pour l’instant…

Nous arrivons en vu du cirque. Des gens que nous croisons qui arrivent dans l’autre sens nous disent d’y aller tranquillement en faisant dos à la pente pour éviter de faire glisser les pierres. La descente est dure et à pic… Les premières chaines sont là. Sylvain commence à trembler mais le plus dur reste à venir.

Une fois cette grosse descente faite, la remontée arrive et elle commence bien : une échelle suivie directement d’une chaîne ! La montée est raide et on comprend l’utilité des chaines… Surtout Sylvain qui tremble comme une feuille et s’accroche à la chaîne comme si sa vie en dépendait (ce qui est un peu le cas ceci dit).

En plein milieu de l’ascension, Erwin se courbe en deux… Grosse douleur au ventre ! C’est qu’il est sensible du bide le bonhomme… Allez hop un smecta et ça repart…

Nous arrivons en haut du Cirque de la Solitude sans trop de problème si ce n’est un risque d’avalanche évité de justesse par Sylvain : en prenant appui dans les éboulis, une grosse pierre commence à rouler en direction de Julien et David, situés quelques mètres plus bas. Plus de peur que de mal, la pierre s’est arrêtée à temps…

Nous voilà en haut du Cirque de la Solitude et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a du monde… Tout le monde veut sa pause. C’est pour cela que nous ne tardons pas trop à repartir. Il est 10h et nous avons 2 bonnes heures de descente avant le premier refuge de la journée ( Tighjettu)

La descente fut dure : au bilan une chute de David qui s’est à nouveau fait mal à son bras. Du coup pris d’une colère soudaine, celui ci range ses bâtons et dévale littéralement la piste. Plus rien ne l’arrêtera si ce n’est l’heure du repas. De son côté Erwin se plaint à nouveau du ventre… L’après midi s’annonce bien !!!

Nous mangeons au refuge. Erwin règlera définitivement son problème gastrique aux toilettes du refuge proposant une vue imprenable sur la vallée étant donné que la porte ne se fermait pas…

Petite pause d’une heure puis nous repartons sous le soleil tapant !!

C’est là que nous avons droit aux regrets soutenus et au combien éternels de Julien qui voyant des baignoires naturelles nous indique que nous aurions pu manger les pieds dans l’eau. Il est trop tard ! Nous devons avancer.

Nous arrivons à une auberge où nous décidons de demander de l’eau. Le corse présent sur place nous indique la source un peu plus loin… Ne la trouvant nous nous servons dans la rivière. Nous utiliserons donc pour la première fois les petites pastilles censées purifier l’eau…

La suite est du faux plat durant 1h30 à peu prés. Puis nous commençons à monter. Nous croisons des gens qui arrivent du refuge où nous voulons aller. Nous leur demandons combien de temps ils ont mis pour descendre. Réponse : 1h45 !!! Nous comptons donc 2 bonnes heures pour monter.

La fameuse montée commence. Dure ! En plein soleil ! Au bout de quelques mètres deux groupes se forment :

  • Erwin et Sylvain : ce dernier ne veut pas s’arrêter par crainte de ne plus pouvoir repartir
  • David et Julien : ce dernier commence à avoir le genou qui lui fait mal et a besoin de pause régulière.

Une fois arrivée en haut Erwin et Sylvain constate avec désarroi que le refuge se trouve un peu plus loin ( 15 min de marche).

Nous arrivons enfin sain et sauf au refuge.

Le plus diplomate du groupe décide d’aller réserver pour la becquetance du soir. Quelle épreuve ! Erwin tomba en effet sur un vrai corse comme on les aime, aimable, accueillant et souriant !

« Bonjour, vous proposez les repas ou c’est un ravitaillement ? »
« C’est écrit dehors » lui répondit-il !

Après la douche toujours aussi froide, nous dinerons à 18h30 !

Le corse, dans toute sa modestie, répondra pendant le repas à un compliment d’un randonneur :

« Votre soupe est très bonne ! »
« Hé, il paraît ! »

Nous ne tarderons pas à nous coucher car le lendemain s’annonce tout aussi dur si on en croit les 8h de marche qui nous attendent !

 

 

 

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